Au moment d’entreprendre des travaux de rénovation, les propriétaires omettent souvent de faire une demande de Certificat d’économie d’énergie (CEE). Dommage, car ils passent ainsi à côté de subventions non négligeables, environ 10 % de la facture de rénovation : entre 700 euros et 1.500 euros pour l’isolation de murs, de 500 euros à 950 euros pour les combles, 200 euros pour une l’installation d’une chaudière à condensation…

Un dispositif méconnu

Quelles sont donc ces aides miraculeuses ? Depuis 2005, l’État oblige en fait les fournisseurs considérés comme pollueurs (Auchan, Carrefour, Direct Energie, EDF, E. Leclerc, Engie, Total…) à financer une partie des travaux d’économie d’énergie des particuliers, sous peine de pénalités. Ils distribuent ainsi des Certificats d’économie d’énergie (CEE), qui prennent la forme de subventions.

Problème : les particuliers méconnaissent encore très largement le dispositif. La faute à l’État, aux vendeurs d’énergie mais aussi aux artisans installateurs qui ne communiquent guère sur cette possibilité, regrette l’UFC-Que Choisir. Pas moins de 42 % des artisans en ignore même l’existence et ne vantent à leurs clients que le crédit d’impôt transition énergétique…

La tombola…

L’association de consommateurs pointe aussi du doigt la complexité du dispositif. Pour bénéficier de la subvention, avant même d’avoir entamé les rénovations énergétiques, les particuliers doivent solliciter les vendeurs d’énergie et signer un engagement de travaux avec le détail des produits éligibles et des professionnels labellisés RGE (reconnus garants de l’environnement) appelés à intervenir.

Surtout, à quel fournisseur s’adresser, quand aucun n’affiche ses conditions et ses montants de subventions ? La question n’est pas du tout anodine tant la prime accordée peut varier – parfois du simple au double – d’un fournisseur à un autre.

Face à ce constat, l’UFC-Que choisir en appelle à une simplification du système, ainsi qu’à une meilleure information sur les CEE avec notamment l’obligation de publier le montant des subventions proposées aux consommateurs.